Pour une approche différente des négociations et des relations médecins-patients
Par Dinorino Cabrera, mercredi 25 juin 2008 à 14:11 :: General :: #3 :: rss
Des nouvelles du front
Vous avez tous entendu parler, ou lu, nos Ministres et le Directeur de l’UNCAM à propos des déficits constants de l’Assurance maladie.
Comme de bien entendu à pareille époque (avant les négos conventionnelles) on stigmatise les médecins et les patients et/ou les assurés sociaux qui sont aussi mis à contribution.
Cette situation perverse fige par avance toute avancée significative dans les négociations.
Nous ne parlerons pas des propositions sur les ALD, dans l’attente d’une explication plus précise des pistes proposées et vite contredites. Mais la pression est là aussi maximale.
Comment négocier une actualisation des tarifs et améliorer les conditions de travail des médecins dans une telle situation !?
Comment aborder la question de la revalorisation de la valeur du C et du C2 ? Nous ne voulons plus quant à nous nous positionner sur le C à 23 €, car il a été tellement promis jusqu’à aujourd’hui, que ce débat est dépassé, voire ridicule.
Nous souhaitons nous battre pour permettre de meilleures conditions d’exercice et cela passe par une révision totale de la conception de l’acte. L’acte à valeur unique est contreproductif pour tous. Il n’est pas valorisant (dans tous les sens du terme) et empêche toute rémunération juste et adaptée des actes médicaux (la CCAM-clinique est remise chaque année à l’année suivante).
Il est temps de changer de logique et de tout mettre en œuvre pour permettre à tout médecin d’effectuer une part de son activité avec des honoraires fortement revus en autorisant la pratique d’actes à valeur médicale ajoutée.
Le libéralisme dans notre profession s’éloigne de jour en jour, et il faut libérer les énergies en libéralisant notre pratique, ou si l’étatisation de notre système de soins se confirme, ne pas occulter le débat sur la salarisation des médecins, sur la base des 35 heures avec les heures supplémentaires majorées à 25 % et défiscalisées.
Ce débat permettrait de mettre en exergue d’une part le souhait pour les patients de pouvoir garder leur libre choix du médecin (ce que le salariat rendrait compliqué) et d’autre part l’impact financier pour la collectivité d’une rémunération, à sa juste valeur, des médecins.
Actuellement la rémunération des médecins est non efficiente par rapport à la charge de travail insoutenable et n’est pas sans risques pour les médecins et les patients.
Nous devons mettre les pieds dans le plat, renforcer notre demande de modération d’activité, et faire la chasse aux actes non utiles (mais nécessaires dans le contexte économique actuel).
Nous devons reprendre l’offensive et diminuer notre charge de travail dans l’intérêt de tout le monde (patients, collectivité et bien sûr médecins).
Ce matin, le SML a fait un point de presse provocateur pour faire évoluer les mentalités et lancer le débat sur la médecine que souhaitent les patients et les médecins.
Nous attendons sur le blog de notre site vos réactions à l’exaspération des médecins
Commentaires
1. Le mercredi 25 juin 2008 à 14:55, par jean-marc winger
2. Le mardi 1 juillet 2008 à 07:11, par Emmanuel Monrozier
3. Le mardi 1 juillet 2008 à 19:36, par LEMIRE
4. Le jeudi 10 juillet 2008 à 08:36, par potins politiques
5. Le samedi 12 juillet 2008 à 12:08, par jean-marc winger
6. Le vendredi 5 septembre 2008 à 13:01, par PSVexin
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